Le Labo Store à Marseille : à la découverte d’un trésor

C’est au 5 place de la corderie à Marseille que le Labo store s’est installé il y a maintenant deux ans ! Un lieu original qui investit 100m2 pour vous présenter du prêt-à-porter, des bijoux, de la déco, du linge de maison et autres accessoires des plus branchés ! Des produits qui vous feront voyager avec des créateurs de tous les horizons : Marseille, Corse, Angleterre, Italie … ! Mathieu Ménager de m3a l’agence qui a réalisé le projet du Labo Store à répondu à nos questions pour vous donner tous les points de la rénovation de sa boutique.

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Contexte

Passionnée de décoration, Dominique Botté décide d’ouvrir un lieu Marseillais qui diversifierait l’offre Marseillaise, à cette époque assez limitée.
Celle-ci se tourne vers nous après avoir vu une installation que nous avons réalisé pour une créatrice de bijoux. Une très belle entente s’installe entre nous lors de nos échanges sur l’atmosphère du lieu projeté.

Le programme, défini par la cliente, y prenant place était composé de 4 entités :
– espace décoration (mobilier, art de la table, luminaires, etc..)
– espace homme (vêtements bijoux, accessoires, etc..)
– espace femme (vêtements bijoux, accessoires, etc..)
– espace d’exposition (expositions temporaires, installations, etc..)

Enjeux

Les entités programmatiques devaient être flexibles et pouvoir se regrouper ou permuter au gré des besoins.
Les différentes contraintes (budget, délais, programme) orientèrent notre recherche sur le travail de l’enveloppe, sur une mise en valeur de l’existant, sur l’intelligence de l’économie.

Contraintes

Notre mission est de tenir le budget de travaux tout en respectant les délais, mais une réhabilitation offre toujours son lot de surprises qu’il est impossible d’anticiper. Dans ces conditions, il est primordial de savoir improviser.
Pour l’anecdote, nous avons découvert un vieux coffre fort en déposant le doublage d’un mur, mais pas de trésor…

Réalisation

1/ Pourriez-vous détailler votre travail sur les matériaux ?

Le programme, le contexte, a une grande influence sur le choix des matériaux que nous utilisons, et ce que nous souhaitons, c’est de les amener à s’exprimer pour mettre à jour leurs qualités sensorielles.
Ici nous avons travaillé avec du bois pour créer un rapport équilibré entre neuf et ancien. Son utilisation y est contrôlée, voire minimaliste. Une manière de créer une matérialité unifiée, de le laisser s’exprimer dans sa simplicité.

2/ Comment avez-vous traduit spatialement l’identité des produits ?

Nous avons souhaité offrir un univers de tranquillité, épuré et flexible. Les produits destinés à la vente viennent aujourd’hui y prendre place naturellement et racontent une histoire qui sera peut être différente dans quelques mois. L’enveloppe que nous avons imaginé n’est finalement qu’une toile de fond.

3/ D’où vient l’idée des sculptures en bois ?

Le volume intérieur libéré est un grand potentiel d’exposition. Nous avons souhaité dès le départ l’exploiter. L’idée de faire appel aux plasticiennes de « l’Atelier LAPS », dont Amélie Lengrand est une architecte de formation avec laquelle j’avais collaboré sur Paris, est certainement liée à notre intérêt commun pour le travail de la matière, et de l’imaginaire.

4/ Pouvez-vous nous en dire plus sur la réalisation du faux plafond ?

L’ensemble est peu perceptible depuis l’extérieur. Une fois la porte passée, un volume généreux s’offre à nous, une bouffée d’oxygène nous libère de l’environnement urbain.
L’idée d’introduire volume et lumière était primordiale, mais la forme archétypale de la toiture à deux pans a permis en plus de décontextualiser le lieu en créant une bulle familière, voire intime.
Le plafond rampant dissimule la complexité des équipements techniques (climatisation, électricité, etc..) tout en offrant une belle hauteur sous-plafond.

5/ Comment les clients ont-ils accueilli le projet ?

L’esquisse du projet proposée était assez audacieuse (démolition de la mezzanine qui couvrait l’ensemble du local, perte d’une grande surface de vente, démolition des cloisons, reprises en sous-œuvre, création d’une charpente, etc…), mais son exposition sous forme de maquette a certainement favorisé sa compréhension. Le projet a d’ailleurs était tout de suite validé.
Je me rappelle de leur étonnement en comparant les photos de la maquette et celles du projet fini, et nous dire : « Vous ne nous avez pas menti ».

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Marion Écrit par :

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